L'épreuve du Dakar, version 2008, annulée !

Publié le par el_boliviano

   C'est officiel, le Paris-Dakar 2008 a été annulé pour la première fois depuis sa création en 1978.  Le départ était prévu demain, samedi 5 janvier,à Lisbonne (Portugal), mais les différents événements qui se sont produits en Mauritanie (assassinat de touristes français, puis de trois soldats mauritaniens) ont eu raison de la course pour laquelle les pilotes se sont préparés depuis plusieurs mois. La sécurité ne pouvant être assurée dans ce pays, "terrain de jeu" de huit des quinze étapes (le non passage par ce pays n'a guère été évoqué devant l'importance des dunes pour la course), devant une "menace terroriste" grandissante.

   Je vous propose l'extrait d'un article du Monde, que vous pouvez retrouver en intégralité ici :

   L'éventualité d'une annulation était devenue de plus en plus en réelle ces derniers jours. Vendredi matin, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fermement répété, sur RTL, la mise en garde des autorités françaises aux organisateurs de la course (...) (ndrl : suite au décès des toursites français le 24 décembre dernier)

   La possibilité d'éliminer le passage des coureurs en Mauritanie n'a semble-t-il pas été retenue. Huit des quinze étapes de la course devaient s'y dérouler et le désert de dunes mauritanien était annoncé comme le sommet sportif de la course qui devait pénétrer dans le pays le 11 janvier pour n'en sortir que le 19, veille de
l'arrivée.
"Le Dakar sans la Mauritanie, ce n'est plus le Dakar", résumait à Lisbonne le motard David Casteu, 2nd du (classement) général l'année passée.

"TOUTES LES MESURES DE SÉCURITÉ ONT ÉTÉ PRISES"

   Les déclarations du gouvernement ont pris les organisateurs complètement par surprise. Juste après l'attaque contre les touristes français, Etienne Lavigne, le directeur de la course, s'était rendu en Mauritanie pour s'entretenir en toute urgence avec les autorités. Mercredi soir, fort du soutien d'un communiqué du gouvernement mauritanien lui assurant que"toutes les mesures de sécurité ont été prises pour que le passage se déroule en toute quiétude", M. Lavigne estimait que "toutes les conditions de sécurité étaient réunies", avec notamment le déploiement de 4 000 hommes et une "surveillance aérienne accrue".

   "C'est la première fois qu'un communiqué du porte-parole de l'Elysée concerne le Dakar. Il n'y jamais eu de contraintes aussi directes", remarquait, vendredi, dans L'Equipe Patrick Zaniroli, directeur sportif de l'épreuve pendant quatorze ans. D'après le quotidien, "des éléments nouveaux mais non rendus publics seraient intervenus ces jours derniers" et "l'ignorance affichée de ces 'éléments nouveaux' n'est pas forcément à prendre au pied de la lettre". "Tout cela, conclut le journal, traduit en fait le grand embarras dans lequel se trouvent les organisateurs, qui ont basé toute cette édition autour de sa partie mauritanienne."

   En 2007, des menaces du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC algérien) avaient déjà contraint les organisateurs à annuler deux étapes, la boucle Néma-Tombouctou-Néma. En 2006 et 2000, des ponts aériens avaient été mis en place pour éviter le nord du Mali et le Niger.

  
N'hésitez pas à réagir à cette annulation ...


Publié dans Sports

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