Un an ... et pis c'est tout !

Publié le par el_boliviano

   Allez, j'ai envie de me lâcher en cette fin d'année, et de parler un peu de moi ... enfin, le fond a sans doute déjà été connu par vous autres, peut-être ou peut-être pas, mais la situation est assez facile à comprendre à vrai dire ...

   Au sortir de mes années lycée, c'est-à-dire il y a un an et demi, j'étais heureux de connaître enfin le monde de la FAC ... il est vrai que j'avais du mal à tisser des liens avec mes camarades du lycée (ce qui posera la question dans quelques temps : Qu'est ce qu'un ami ?). Enfin bref, reconstruire quelque chose était ma priorité ... Mais le tout était de prendre sur moi pour enfin aller vers les autres ... effectuer un gros travail sur moi, mais aussi sur mes parents, pour sortir un peu plus souvent quand même ^^
   Par chance, l'année que j'ai pu faire était en "petit comité" ... deux groupes de 25-30 étudiants, pas (ou peu) de cours en amphi : tout le monde se connaissait ! Toujours est-il que, grâce à pas mal de chance et de coïncidences, j'ai pu sympathiser avec quelques personnes extraordinaires ... j'en ai des larmes aux yeux maintenant que j'en parle ... mais, comme tout conte de fées (je vous rassure hein ... ça n'a pas dépassé le seuil de l'amitié LOL), l'histoire a une fin, d'où ce titre Un an ... et pis c'est tout. Après une année, chacun est parti là où le vent l'a mené ... là où il a réussi un concours, là où la filière qui était intéressante était présente ...

   Cette année-là, j'ai eu le sentiment d'être fort ... le sentiment d'être apprécié, de ne pas déranger ... de pouvoir apporter quelque chose à des gens intéressants. C'est aussi durant cette année-là que j'ai vécu mes premières sorties (c'est tard hein ? ^^) ... des hésitations, des "méga flips" mais des moments inoubliables, d'une intensité rare pour moi à l'époque. C'est bizarre, mais durant cette année, j'ai pu faire la connaissance de quelques personnes qui comptent beaucoup pour moi actuellement via le net ... comme quoi, on a tout ou rien ^^

   Toutefois, ce "tout ou rien" s'est confirmé par la suite ... surtout le "rien" d'ailleurs ... l'année s'est terminée, les souvenirs sont restés, et actuellement, je suis un parmi 600 ... dans un amphi, dans quelques malheureux TDs, avec des gens qui se connaissent tous depuis un an (je suis toutefois avec deux gars vachement sympas, qui étaient déjà avec moi l'an passé) ... et puis la timidité a repris le dessus, la nostalgie n'arrange rien, les regrets de mes échecs aux différents concours que j'ai pu passer veillent pour me saper le moral, bref rien (ou presque) ne va plus. Aller sur les autres est toujours difficile, concrétiser les occasions également ... et comme je ne sors toujours pas, ça ne va pas en s'améliorant ! 

   Chaque fois que je retourne à Lille 3, et plus particulièrement à la bibliothèque, lieu d'une grande partie de nos discussions (faut dire qu'on parlait plus qu'on ne bossait ... :$), de nos fous rires, de nos habitudes, je ressens un pincement au coeur ... cependant, une amie est là pour qu'on discute, qu'on se remémore nos souvenirs (elle a intégré le "groupe" petit à petit)

   Comment oublier ? Peut-on oublier ces moments, une partie de notre vie, surtout si elle est heureuse ? Mais il faut vivre dans le présent désormais ...


   Article dédié à Quentin (à Lyon), Alan (à Metz), Guillaume (à Toulouse) et Sarah (à Lille) ...

Publié dans Pensées

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Sarah 23/12/2007 20:14

Noooostaaaalgiiiiie! Ah ça n'métonne pas qu'il y ait un commentaire de Guillaume...;)
moi ça me ft énormement plaisir de me rememorer nos souvenirs ac toi Ruddy à la BU de lille 3; c'est une belle époque qu'on ne peut oublier. ms il faut aussi savoir vivre ds le présent, et tourner la page, sans l'arracher bien sûr.

Guillaume 23/12/2007 00:12

Merci pour cet article Rudy, c'est vraiment touchant. Ne t'inquiète pas, personne n'oublie. C'était vraiment une année de flotement, personne ne savait où il irait, et tout le monde pourtant connaissait la fin. L'échéance est passée, l'année s'est écoulée, le vent nous a porté et nous revoila ailleurs.