Le "Boxing Day", entre foot et tradition.
J'ai le projet d'ouvrir un second blog dès janvier, consacré uniquement au football. En attendant, et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un article abordant la journée de Premier League (championnat anglais), appelée Boxing Day, qui a eu lieu hier, le 26 décembre 2008. Ca va essentiellement parler foot, mais "pas que" ! N'ayez crainte, vous, qui n'aimez peut-être pas ce sport populaire, ce blog reste et restera général !
Un peu d'histoire pour commencer ! Les joueurs du championnat anglais ont coutume de jouer le 26 décembre, pour une journée appelée Boxing Day, traduisez Jour des Boîtes, du nom donné au jour du lendemain de Noël, généralement férié. C'est également une fête commerciale, puisque les magasins liquident les produits non-vendus. D'où vient ce nom ? Dans le passé, les serviteurs recevaient de la part des employeurs, le lendemain de Noël, une boîte avec à l'intérieur tout ce qui n'avait pas été utilisé ... des restes de nourriture voire des petits présents.
Cette journée du championnat est l'occasion de voir les beaux stades anglais remplis comme des oeufs ! En effet, nous pouvons voir un public familial, de 7 à 77 ans (enfin, ça peut être moins comme plus), qui chante des chants de Noël tout en encourageant son équipe. Le but est de prendre du plaisir devant un match de football qui, comme souvent en Angleterre, est assez spectaculaire. C'est une tradition bien anglaise. Le foot fait partie intégrante de la famille. Vous vous souvenez de la Coupe du Monde 1998 organisée en France et de ce qu'elle avait pu provoquer dans les familles ? Eh bien en Angleterre, c'est tout le temps. On naît avec un nom, un prénom ... et un club de foot à supporter ! Il est coutumier d'offrir au nouveau né un maillot floqué à son nom de l'équipe locale ! Quoi de plus normal et important pour un grand-père d'amener ses petits enfants au stade le lendemain de Noël ?
C'est une autre mentalité, un autre rapport avec le foot qu'en France par exemple. Il y a des points positifs mais également des points négatifs car qui dit "passion" dit "destruction", mais c'est si beau de voir un stade convivial, qui chante de la première à la dernière minute, de voir un public comme celui d'Anfield Road (stade de Liverpool) entamer le très célèbre "You'll never walk alone". Une véritable communion existe entre les joueurs et le public.
D'ailleurs, les joueurs anglais apprécient de courir sur un terrain après un ballon, devant tant de supporters, le 26 décembre. Et si les joueurs étrangers sont un peu réticents, la bonne humeur de leurs coéquipiers nationaux est communicative. En France, la logique n'est pas la même, et il n'est pas forcément évident que si telle expérience était tentée, le succès serait similaire. Ce n'est en effet pas encore réellement inscrit dans les moeurs et les stades actuels ne donnent pas réellement envie de faire venir toute une famille par le froid hivernal, même en après-midi comme c'est le cas de l'autre côté de la Manche (mais en Angleterre, la grande majorité des matchs se joue l'après-midi). Il faut pourtant avouer qu'en Angleterre, le prix d'une place est beaucoup plus cher (comptez minimum 100€, derrière les buts, pour un petit match de championnat, à Anfield).
Le problème peut se poser au niveau de la santé des sportifs. Peuvent-ils assumer autant de matchs ? Peuvent-ils jouer sans trève ? Il suffit de faire attention à ce qu'ils mangent et boivent lors des fêtes, mais à ce niveau-là, il n'y a pas de grand changement avec la France, puisque les clubs reprennent l'entraînement entre Noël et le Nouvel An, il faut donc avoir une certaine hygiène alimentaire ... Au niveau physique, il n'y a pas plus de blessés en Premier League qu'en Ligue 1, Liga, Serie A ou encore Bundesliga, entre Janvier et Mai, période durant laquelle les grandes compétitions voient les grandes affiches se dérouler (début des huitièmes de finale de Champion's League fin février), et où les clubs anglais ont la curieuse tendance à briller.
Auparavant, les Anglais jouaient même le 1er de l'an ! Cette année, changement ... aucun match n'est prévu à cette date. Chez le pays où tout est différent des autres nations européennes, est-ce une première étape pour se rapprocher du système continental ?
Voici quand même les résultats de la 19e journée. Liverpool conserve la tête du classement avec sa victoire sur Bolton, le club de l'ex-Toulousain Elmander, 3 buts à 0. Un point derrière suit Chelsea, qui l'a emporté face à la lanterne rouge West Bromwich 2-0 (dont un but de l'Ivoirien Didier Drogba) . A sept point du leader, mais avec deux matchs en retard, Manchester United, le champion en titre, conserve le rythme avec sa courte victoire 1 but à rien sur le terrain de Stoke City. Le quatrième membre du Big Four (les quatre plus gros clubs anglais), Arsenal concède le nul à la dernière seconde 2-2 sur le terrain d'Aston Villa, qui perd une place et redescend en quatrième position. Les Gunners pour leur part, avec un Arsène Wenger de plus en plus contesté, semblent avoir tiré un trait sur le titre, occupant la 5e place à 10 points de la première.
Prochain épisode, le dimanche 28 décembre !
Le capitaine emblématique des Reds de Liverpool, Steven Gerrard (à droite), félicitant le buteur Robbie Keane, auteur d'un doublé, après le 2-0 (Crédit photo www.notw.co.uk)
Un peu d'histoire pour commencer ! Les joueurs du championnat anglais ont coutume de jouer le 26 décembre, pour une journée appelée Boxing Day, traduisez Jour des Boîtes, du nom donné au jour du lendemain de Noël, généralement férié. C'est également une fête commerciale, puisque les magasins liquident les produits non-vendus. D'où vient ce nom ? Dans le passé, les serviteurs recevaient de la part des employeurs, le lendemain de Noël, une boîte avec à l'intérieur tout ce qui n'avait pas été utilisé ... des restes de nourriture voire des petits présents.
Cette journée du championnat est l'occasion de voir les beaux stades anglais remplis comme des oeufs ! En effet, nous pouvons voir un public familial, de 7 à 77 ans (enfin, ça peut être moins comme plus), qui chante des chants de Noël tout en encourageant son équipe. Le but est de prendre du plaisir devant un match de football qui, comme souvent en Angleterre, est assez spectaculaire. C'est une tradition bien anglaise. Le foot fait partie intégrante de la famille. Vous vous souvenez de la Coupe du Monde 1998 organisée en France et de ce qu'elle avait pu provoquer dans les familles ? Eh bien en Angleterre, c'est tout le temps. On naît avec un nom, un prénom ... et un club de foot à supporter ! Il est coutumier d'offrir au nouveau né un maillot floqué à son nom de l'équipe locale ! Quoi de plus normal et important pour un grand-père d'amener ses petits enfants au stade le lendemain de Noël ?
C'est une autre mentalité, un autre rapport avec le foot qu'en France par exemple. Il y a des points positifs mais également des points négatifs car qui dit "passion" dit "destruction", mais c'est si beau de voir un stade convivial, qui chante de la première à la dernière minute, de voir un public comme celui d'Anfield Road (stade de Liverpool) entamer le très célèbre "You'll never walk alone". Une véritable communion existe entre les joueurs et le public.
D'ailleurs, les joueurs anglais apprécient de courir sur un terrain après un ballon, devant tant de supporters, le 26 décembre. Et si les joueurs étrangers sont un peu réticents, la bonne humeur de leurs coéquipiers nationaux est communicative. En France, la logique n'est pas la même, et il n'est pas forcément évident que si telle expérience était tentée, le succès serait similaire. Ce n'est en effet pas encore réellement inscrit dans les moeurs et les stades actuels ne donnent pas réellement envie de faire venir toute une famille par le froid hivernal, même en après-midi comme c'est le cas de l'autre côté de la Manche (mais en Angleterre, la grande majorité des matchs se joue l'après-midi). Il faut pourtant avouer qu'en Angleterre, le prix d'une place est beaucoup plus cher (comptez minimum 100€, derrière les buts, pour un petit match de championnat, à Anfield).
Le problème peut se poser au niveau de la santé des sportifs. Peuvent-ils assumer autant de matchs ? Peuvent-ils jouer sans trève ? Il suffit de faire attention à ce qu'ils mangent et boivent lors des fêtes, mais à ce niveau-là, il n'y a pas de grand changement avec la France, puisque les clubs reprennent l'entraînement entre Noël et le Nouvel An, il faut donc avoir une certaine hygiène alimentaire ... Au niveau physique, il n'y a pas plus de blessés en Premier League qu'en Ligue 1, Liga, Serie A ou encore Bundesliga, entre Janvier et Mai, période durant laquelle les grandes compétitions voient les grandes affiches se dérouler (début des huitièmes de finale de Champion's League fin février), et où les clubs anglais ont la curieuse tendance à briller.
Auparavant, les Anglais jouaient même le 1er de l'an ! Cette année, changement ... aucun match n'est prévu à cette date. Chez le pays où tout est différent des autres nations européennes, est-ce une première étape pour se rapprocher du système continental ?
Voici quand même les résultats de la 19e journée. Liverpool conserve la tête du classement avec sa victoire sur Bolton, le club de l'ex-Toulousain Elmander, 3 buts à 0. Un point derrière suit Chelsea, qui l'a emporté face à la lanterne rouge West Bromwich 2-0 (dont un but de l'Ivoirien Didier Drogba) . A sept point du leader, mais avec deux matchs en retard, Manchester United, le champion en titre, conserve le rythme avec sa courte victoire 1 but à rien sur le terrain de Stoke City. Le quatrième membre du Big Four (les quatre plus gros clubs anglais), Arsenal concède le nul à la dernière seconde 2-2 sur le terrain d'Aston Villa, qui perd une place et redescend en quatrième position. Les Gunners pour leur part, avec un Arsène Wenger de plus en plus contesté, semblent avoir tiré un trait sur le titre, occupant la 5e place à 10 points de la première.
Prochain épisode, le dimanche 28 décembre !
Le capitaine emblématique des Reds de Liverpool, Steven Gerrard (à droite), félicitant le buteur Robbie Keane, auteur d'un doublé, après le 2-0 (Crédit photo www.notw.co.uk)
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